Processus d’information de la chaîne logistique

La gestion de l'expédition est étroitement liée à la gestion du flux de renseignements relatifs à la logistique. C’est le rôle des processus d’information pour le pilotage de la chaîne logistique mis en place par les producteurs, opérateurs, importateurs et exportateurs, ainsi que par les transitaires et leurs agents, dont les opérations vont varier en fonction des secteurs et du type de marchandises en présence. Ces processus peuvent faire intervenir des renseignements préalables, des entrepôts et des centres de distribution (et des commandes sur appel à partir de ces centres plutôt qu’une livraison directe).

Rôle des systèmes d’information de la chaîne logistique

Les systèmes d’information pour le pilotage de la chaîne logistique fournissent des renseignements sur les marchandises, leur progression et leur statut, et suivent leur parcours jusqu’à la livraison. Ils fournissent également des renseignements sur l’impact des changements intervenus en termes d’achat, de production, d’entreposage, et de systèmes financiers et comptables. Les systèmes logistiques dépendent de l’information externe et des normes internationales permettant de respecter la réglementation et d’utiliser des moyens normalisés d’échanges de renseignements logistiques avec d’autres systèmes et d’autres services administratifs.

Il existe une grande différence entre ces systèmes, à savoir l’importance qui est accordée à la composition des marchandises plutôt qu’à l’équipement ou au moyen de transport utilisé. Les producteurs et les opérateurs commerciaux veulent assurer les suivi des produits et articles eux-mêmes afin de savoir s’ils vont arriver au lieu de livraison à temps et dans de bonnes conditions, pour prendre rapidement les mesures qui s’imposent en cas d’incident. Les sociétés de transport s’intéressent essentiellement à la progression des marchandises et au statut des moyens de transport et des équipements qui le composent. En cas d’incident, le transporteur avertira le client mais l’impact sur la livraison ou le restockage sera un élément dont l’ampleur ne sera perçue que par l’opérateur et le producteur. Pour des raisons commerciales, le transporteur peut ne pas connaître en détail la composition des marchandises.

Les autorités compétentes, en particulier les douanes et les autorités chargées de la sécurité du transport, s’intéressent à la composition des marchandises, ainsi qu’aux moyens de transport et à l’équipement utilisé pour transporter les marchandises en question.

Un aperçu des processus d’information pour le pilotage de la chaîne logistique entre opérateurs commerciaux et transporteurs figure dans le document intitulé MIST Report version 2000, élaboré par le Groupe de Travail du Transport Multimodal du CEFACT-ONU.
Le rapport porte sur les différents scénarios à envisager pour les différents modes de transport, l’entreposage, le pré-chargement et le transport, et comprend tous les échanges de renseignements entre l’expéditeur, le destinataire, et le transporteur/transitaire.

Solutions de mise en œuvre

On peut utiliser l’ analyse des processus d’affaires pour la modélisation des processus logistiques et les flux d’information y afférents. La modélisation des processus logistiques peut aider à mieux comprendre et à décrire clairement les relations entre les parties prenantes et les autorités compétentes en termes de renseignements et à définir les améliorations à apporter dans les systèmes logistiques.

La facilitation des échanges peut renforcer les processus logistiques en:

  • facilitant l’accès du grand public à la réglementation internationale et nationale et aux messages et codes normalisés et harmonisés sous forme de fichiers électroniques disponibles sur Internet, comme par exemple certaines Recommandations de la CEE-ONU et du CEFACT-ONUsur les nomenclatures (par exemple la recommandation n°16 sur les codes des ports et autres lieux et la recommandation N°9 sur les codes pour la représentation des monnaies),
  • en encourageant la diffusion de la communication électronique entre les opérateurs du secteur privé et les autorités compétentes, telles que les déclarations en douane, en ligne et
  • en modélisant des processus pour un instrument spécifique, par exemple pour le Modèle de référence eTir.